vendredi 20 juillet 2012

Le calvaire de deux jeunes homosexuels au Cameroun

Au Cameroun, comme dans 38 autres pays du continent africain, l'homosexualité est un délit. Vendredi 20 juillet, à Yaoundé, se tient l'audience en appel de deux jeunes Camerounais, Jonas Singa Kumie et Franky Djome, respectivement âgés de 19 et 20 ans, accusés d'avoir eu des rapports sexuels ensemble.

En novembre 2011, le tribunal de première instance d'Ekounou (Yaoundé) les avait condamnés pour "fait d'homosexualité" à cinq ans de prison ferme, la peine maximale pour ce type de pratique, assortie d'une condamnation au versement d'une amende de 200 000 FCFA, soit 300 euros. Depuis 1972, l'article 347 bis du code pénal camerounais stipule qu'"est punie d'un emprisonnement de six mois à cinq ans ferme et d'une amende de 20 000 à 200 000 FCFA [soit 30 à 300 euros] toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe".
Les deux accusés séjournent en prison depuis leur arrestation fin juillet 2011, tandis qu'un troisième jeune homme, interpellé avec eux, a bénéficié d'une mesure de liberté provisoire parce qu'il a pu payer directement l'amende. Pour rappel, les trois hommes avaient été surpris alors qu'ils avaient des rapports sexuels à bord d'un véhicule sur la voie publique dans le quartier d'Essos à Yaoundé, dans la nuit du 26 au 27 juillet 2011.
DES CONDITIONS DE DÉTENTION SORDIDES
Le jugement est considéré comme particulièrement sévère par leur défense, qui estime que la décision a été "bâclée". "La faute à l'acharnement d'un juge homophobe qui avait pris plaisir à s'attarder sur le détails des attouchements que les accusés pratiquaient, les perruques qu'ils portaient, et le Baileys qu'ils consommaient, une boisson jugée féminine", déclare Saskia Ditisheim, présidente d'Avocats sans frontières Suisse (ASF), dont la mission est de couvrir chaque procès pour crime d'homosexualité au Cameroun. La décision est d'autant plus critiquée que les conditions de détention des prisonniers sont particulièrement sordides.
Jean-Claude Roger Mbede, un co-détenu des accusés, lui aussi condamné à trois ans de prison pour homosexualité en avril 2011, raconte comment, le 18 juin 2012, Francky Djome a été "passé à tabac par plusieurs gardiens de prison qui le traitaient de pédé parce qu'il avait des tresses sur le crâne". Le jeune homme aurait ensuite été molesté pendant une quarantaine de minutes en même temps que les gardiens de prison lui rasaient le crâne, puis il aurait été "enchaîné une main au pied" avant d'être placé "assis à l'intérieur du caniveau d'où passent les crachats et toutes les autres immondicités du quartier des malades de la prison". Il y serait resté toute la journée jusqu'à 17 heures sous le soleil, privé d'eau et de nourriture.
Saskia Ditisheim, qui plaide aux côtés d'Alice Nkom et Michel Togué, les avocats des deux accusés, espère beaucoup de cette audience en appel : "Notre but immédiat est que mes deux mandants puissent recouvrer la liberté dès que possible. Notre but ultime est la dépénalisation de l'homosexualité au Cameroun."
UN DURCISSEMENT DES SANCTIONS EN PERSPECTIVE
Une dépénalisation qui semble pourtant loin d'être à l'ordre du jour, à l'heure où le gouvernement prépare la réforme du code pénal afin de "renforcer le délit d'homosexualité", en faisant passer de 5 à 15 ans la peine de prison pour homosexualité en cas de "circonstances aggravantes", affirme Me Alice Nkom, par ailleurs présidente de l'Association camerounaise pour la défense des droits des homosexuels (Adhefo). Les "circonstances aggravantes" concernent l'infraction d'homosexualité commise sur un jeune entre 16 et 21 ans, passible de 8 ans de prison, et celle commise sur mineur de moins de 16 ans et dont la condamnation oscille entre 10 et 15 ans d'emprisonement, le gouvernement n'hésitant pas à mettre sur un pied d'égalité homosexualité et pédophilie.
Les ONG sont de plus en plus nombreuses à se mobiliser pour la défense des droits des homosexuels en Afrique. En août 2010, Human Rights Watch (HRW) et Alternatives-Cameroun avaient demandé la dépénalisation des pratiques homosexuelles au Cameroun, invoquant les recommandations du Comité des droits de l'homme des Nations unies. En mars, Amnesty International (AI) a réitéré sa demande de libération des deux jeunes hommes. L'occasion de réclamer la fin des mises en détention "et autres formes de persécutions" contre les homosexuels dans ce pays. AI recense une centaine d'arrestations arbitraires d'homosexuels par an au Cameroun et 13 d'entre eux ont été emprisonnés depuis mars 2011. "L'utilisation de lois criminalisant des activités sexuelles privées entre adultes consentants va à l'encontre des lois internationales sur le respect des droits de l'homme que le Cameroun a ratifié ", souligne l'ONG.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/07/20/le-calvaire-de-deux-jeunes-homosexuels-au-cameroun_1736012_3212.html#xtor=AL-32280515

mercredi 11 juillet 2012

Lesbian SuperPAC: ‘Girls only’ club joins the fray

I have always loved uppity women, and it cheers me in this post-feminism era that women who “woman up” are getting more uppity all the time.  On Wednesday, a consortium of feisty females  announced the formation of a “first of its kind” SuperPAC distinguished in particular by the lesbianism of its membership. 
Among the founders and directors of the latest entry of money in politics c. 2012, is Laura Ricketts, whose father, Joe Ricketts, is a pioneer of SuperPAC individuality. 
Ricketts pere has already made a mark on the presidential race via his SuperPAC, Ending Spending Action Fund.  The Ameritrade founder and owner of the Chicago Cubs recently commissioned a TV ad concept attacking President Obama from conservative political spinmaster Fred Davis so offensively inappropriate the Romney camp renounced  it. 
Ricketts’s not-so-quietly rebellious daughter Laura clearly hears a different ideological drumbeat than her dad and is joined in launching LPAC (web address:  TeamLpac.com) with another heiress, petroleum scion Sarah Schmidt, along with  several experienced gay rights activists and communications experts.  Lesbian celebrity spokespersons actor Jane Lynch and tennis legend Billie Jean King are quoted on the group’s news release.
As RNC election fundraising and corporate money continues tooutdistance the Democratic effort for the second month in a row, the new group plans to use its considerable resources to elect candidates who support reproductive rights, ending discrimination against homosexuals and advancing economic justice.
Personally, I’m glad to see this significant drift to the left of the SuperPACanization of the 2012 election.  Welcome to the party, ladies. I can’t think of any group more suited to showing the rainbow flag at the political table.

lundi 9 juillet 2012

Lesbians now allowed to donate blood

The Ministry of Health has reversed a 14-year-old ban on blood donation by homosexuals by allowing lesbian women to legally donate. The ban on men who have sex with men remains.
Via Global Times:
The Whole Blood and Component Donor Selection Requirements, released by the Ministry of Health last year, amended the provision which had forbidden homosexuals from giving blood. The previous requirements dated from 1998. It now does not mention homosexual identity, only stating that men who are sexually active with other men are still barred from donating.
An anonymous staff member from Beijing Red Cross Blood Center confirmed Monday that the center and the city's mobile blood centers had received the notice.
"According to the new policy, mobile blood centers should have started accepting lesbian donors from Sunday," she said.
The director of Common Language, an NGO dedicated to supporting lesbians and bisexuals, nicknamed Xian, said that she applauded the amendment and is planning to coordinate members of the NGO to donate blood.
Xian did not know lesbians were barred from giving blood until after the earthquake in Sichuan Province in 2008, when she was told she could not donate blood.
"It's scientific that the policy doesn't mention homosexual identity but only fences off some who have certain sex behaviors, because AIDS is not caused by one's homosexual identity but improper sexual behavior," said Xian.
She added that in the past, although a lesbian was able to donate by concealing her homosexual identity, the new policy is still meaningful for them.
"It is also about our dignity and the elimination of blood donation discrimination," she said.
http://shanghaiist.com/2012/07/09/lesbians_now_allowed_to_donate_bloo.php

mercredi 4 juillet 2012

La santé des lesbiennes sans langue de bois

Groupe romand de prévention s'adressant aux femmes qui aiment les femmes, les Klamydia's lancent un clip qui aborde avec humour la question des infections sexuellement transmissibles.

La santé sexuelle des femmes ayant des relations sexuelles avec les femmes ne fait pas l’objet d’un programme de prévention national en Suisse. Pourtant, nombre de femmes ont des relations sexuelles avec des femmes, qu’elles s’identifient comme lesbiennes ou non. Si celles qui ont des aussi des relations hétérosexuelles ont pour la plupart le réflexe de se protéger avec des hommes, elles ne le font pas avec les femmes, par ignorance ou parce qu’elles sous-estiment les risques.

Papillomavirus, chlamydia, herpès et autres infections sexuellement transmissibles n’en sont pas moins une réalité aussi pour les femmes qui ont des relations sexuelles avec les femmes. Le clip présente la marche à suivre en matière de safe sex, montre les moyens de protection entre femmes, explique comment les fabriquer soi-même et rappelle quelques règles élémentaires

http://360.ch/blog/magazine/2012/07/la-sante-des-lesbiennes-sans-langue-de-bois/