Les couples de même sexe peuvent désormais conclure un partenariat enregistré au Liechtenstein. Les citoyens de la Principauté ont accepté dimanche à une nette majorité cette forme d'union civile qui correspond au modèle suisse.
Le partenariat enregistré pour couple de même sexe a été accepté par 9239 voix contre 4199, soit un taux d'approbation de 68,8%. La participation a atteint 74,2.%.
L'union civile de deux personnes du même sexe a été adoptée à l'unanimité par le Parlement liechtensteinois (21-0) en mars dernier. La décision du législatif a été combattue par référendum.
La loi liechtensteinoise correspond au modèle suisse entré en vigueur en 2007. Elle donne les mêmes droits que le mariage en matière fiscale, d'héritage, d'assurances sociales, de prévoyance professionnelle et de naturalisation.
Adoption exclue
Elle exclut en revanche l'adoption d'enfants, comme en Suisse, et prive les couples enregistrés de procréation assistée sous forme de don de sperme ou en recourant à des mères porteuses.
"Avec ce 'oui' clair au partenariat enregistré, le Liechtenstein montre un signe vers davantage de justice et de tolérance, car avec ce pas, nous supprimons la discrimination actuelle qui frappe les couples de même sexe", s'est réjoui Klaus Tschütscher, le chef du gouvernement, interrogé par l'ATS.
La communauté d'intérêt Vox Populi, qui a lancé le référendum, estime que le partenariat enregistré "affaiblit les familles" et constitue le premier pas vers l'adoption d'enfants par des couples de même sexe. Mgr Haas, l'archevêque ultra-conservateur de Vaduz, a parlé de "scandale" pour qualifier "la reconnaissance légale d'un lourd péché".
L'ancien skieur liechtensteinois Marco Büchel a en revanche pris fait et cause pour le partenariat enregistré. S'adressant aux opposants, il a jugé leur point de vue "poussiéreux", "méprisant face au genre humain" et "discriminatoire".
Le partenariat enregistré existe en Suisse depuis janvier 2007, soit un an et demi après avoir été adopté en votation populaire à une majorité de 58%. En 2009, 872 couples homosexuels se sont unis à l'office d'état civil, selon l'Office fédéral de la statistique.
http://www.romandie.com/news/n/Le_Liechtenstein_dit_oui_a_688_au_partenariat_enregistre190620111606.asp
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lundi 20 juin 2011
Les Liechtensteinois disent oui au partenariat civil pour les homosexuels
mercredi 25 mai 2011
Dérapage de la député Barèges : l'homophobie n'est pas morte à l'UMP
On a rajeuni de treize ans. L'Assemblée nationale a revécu mercredi les heures peu glorieuses des débats sur le Pacs, quand les élus de droite rivalisaient de déclarations graveleuses. La députée UMP Brigitte Barèges, membre de La Droite populaire, a rallumé la flamme de l'homophobie en lançant, à propos d'un texte PS visant à autoriser le mariage homosexuel, « et pourquoi pas des unions avec des animaux ? »
Alors que la commission des Lois de l'Assemblée nationale examinait à huis clos une proposition de loi socialiste pour « ouvrir le mariage aux couples de même sexe », la députée-maire de Montauban s'est exclamée : « et pourquoi pas des unions avec des animaux ? ou la polygamie ? »
En 2004 elle était rapporteur du texte réprimant les injures homophobes et sexistes.Et la veille elle soutenait l'appel contre le sexisme lancé après l'affaire DSK.
Ses propos font forcémment écho à ceux de Dominique Dord, alors député démocratie Libérale, qui proposait en 1998 de signer les Pacs dans « les services vétérinaires ».
« Un raisonnement par l'absurde »
Brigitte Barèges se défend en disant qu'elle a dit ça sur le ton « de la plaisanterie ».Dans la soirée elle s'est fendue d'un long communiqué :
« Brigitte Barèges a posé la question de la pertinence d'adapter systématiquement la loi et les institutions à l'évolution des mœurs. Elle a poursuivi son raisonnement par l'absurde en se demandant s'il faudrait aussi institutionnaliser un jour le mariage avec les animaux.
Devant la tentation des députés de gauche, dont Noel Mamère, d'utiliser ces propos pour en faire une polémique, Mme Barèges a immédiatement retiré cette phrase reconnaissant bien volontiers son mauvais goût prononcée dans un contexte de dérision et une rhétorique délibérément provocatrice.
Brigitte Barèges regrette néanmoins que cet échange serve de contre-feu aux députés socialistes pour détourner l'attention des déchirements qui traversent leur parti et des pérégrinations judiciaires de leur ex-futur héraut. »
La député conteste fermement que ses propos « maladroits » soient homophobes. Et comme le font maintenant tous ceux qui tiennent des propos pouvant leur causer du tort, elle « souhaite s'excuser auprès de ceux qu'ils auraient pu blesser car telle n'était pas son intention ».
Dérapage, le ton monte, hurlements…
Maintenant la version de Patrick Bloche, député PS de Paris, co-auteur de la proposition de loi du Pacs en 1998 et de celle sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels. N'étaient présents à cette commission des lois, selon lui, que les plus « remontés » de l'UMP. Dont l'obsédé de la question, Christian Vanneste, célèbre pour avoir déclaré que l'homosexualité était « inférieure » à l'hétérosexualité et serait « si on la pousse à l'universel, dangereuse pour l'humanité ». Bloche raconte donc la séance :
« Brigitte Barèges commence en disant, “Nous avons voté le Pacs”, et là nous protestons, car à part Roselyne Bachelot, personne à droite n'a voté le Pacs.
Puis Claude Goasgen, un des plus furieux adversaires du Pacs en 98, intervient, de manière prétentieuse comme toujours, pour faire un exposé juridique. Barèges reprend son topo et là, elle dérape, en parlant d'union d'animaux et de polygamie. Ca a été dit distinctement et posément. Evidemment, le ton monte.
Là Jean-Luc Warsman, le président de la commission se retrouve très emmerdé. Malheureusement, à ce moment Serge Blisko (PS, Paris) attaque Christian Vanneste en disant qu'il a déjà été condamné pour homophobie. Ce qui est maladroit car il a été relaxé en appel. Hurlements de Vanneste. Warsman en profite pour retirer du compte-rendu les propos de Barèges et ceux de Blisko, comme s'ils étaient de la même nature ».
http://www.rue89.com/2011/05/25/derapage-dune-depute-lhomophobie-nest-pas-morte-a-lump-205998
Alors que la commission des Lois de l'Assemblée nationale examinait à huis clos une proposition de loi socialiste pour « ouvrir le mariage aux couples de même sexe », la députée-maire de Montauban s'est exclamée : « et pourquoi pas des unions avec des animaux ? ou la polygamie ? »
En 2004 elle était rapporteur du texte réprimant les injures homophobes et sexistes.Et la veille elle soutenait l'appel contre le sexisme lancé après l'affaire DSK.
Ses propos font forcémment écho à ceux de Dominique Dord, alors député démocratie Libérale, qui proposait en 1998 de signer les Pacs dans « les services vétérinaires ».
« Un raisonnement par l'absurde »
Brigitte Barèges se défend en disant qu'elle a dit ça sur le ton « de la plaisanterie ».Dans la soirée elle s'est fendue d'un long communiqué :
« Brigitte Barèges a posé la question de la pertinence d'adapter systématiquement la loi et les institutions à l'évolution des mœurs. Elle a poursuivi son raisonnement par l'absurde en se demandant s'il faudrait aussi institutionnaliser un jour le mariage avec les animaux.
Devant la tentation des députés de gauche, dont Noel Mamère, d'utiliser ces propos pour en faire une polémique, Mme Barèges a immédiatement retiré cette phrase reconnaissant bien volontiers son mauvais goût prononcée dans un contexte de dérision et une rhétorique délibérément provocatrice.
Brigitte Barèges regrette néanmoins que cet échange serve de contre-feu aux députés socialistes pour détourner l'attention des déchirements qui traversent leur parti et des pérégrinations judiciaires de leur ex-futur héraut. »
La député conteste fermement que ses propos « maladroits » soient homophobes. Et comme le font maintenant tous ceux qui tiennent des propos pouvant leur causer du tort, elle « souhaite s'excuser auprès de ceux qu'ils auraient pu blesser car telle n'était pas son intention ».
Dérapage, le ton monte, hurlements…
Maintenant la version de Patrick Bloche, député PS de Paris, co-auteur de la proposition de loi du Pacs en 1998 et de celle sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels. N'étaient présents à cette commission des lois, selon lui, que les plus « remontés » de l'UMP. Dont l'obsédé de la question, Christian Vanneste, célèbre pour avoir déclaré que l'homosexualité était « inférieure » à l'hétérosexualité et serait « si on la pousse à l'universel, dangereuse pour l'humanité ». Bloche raconte donc la séance :
« Brigitte Barèges commence en disant, “Nous avons voté le Pacs”, et là nous protestons, car à part Roselyne Bachelot, personne à droite n'a voté le Pacs.
Puis Claude Goasgen, un des plus furieux adversaires du Pacs en 98, intervient, de manière prétentieuse comme toujours, pour faire un exposé juridique. Barèges reprend son topo et là, elle dérape, en parlant d'union d'animaux et de polygamie. Ca a été dit distinctement et posément. Evidemment, le ton monte.
Là Jean-Luc Warsman, le président de la commission se retrouve très emmerdé. Malheureusement, à ce moment Serge Blisko (PS, Paris) attaque Christian Vanneste en disant qu'il a déjà été condamné pour homophobie. Ce qui est maladroit car il a été relaxé en appel. Hurlements de Vanneste. Warsman en profite pour retirer du compte-rendu les propos de Barèges et ceux de Blisko, comme s'ils étaient de la même nature ».
http://www.rue89.com/2011/05/25/derapage-dune-depute-lhomophobie-nest-pas-morte-a-lump-205998
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